Dans l’organisme, les artères peuvent être comparées à des tuyaux permettant au sang, propulsé par le cœur, d’arriver au niveau des différents organes et de leur apporter de l’oxygène et diverses substances nécessaires à leur fonctionnement. La "pression artérielle" est la pression exercée par le sang sur la paroi des artères. Quand cette pression est trop importante, on parle d’hypertension artérielle ou de tension artérielle élevée.

Y a-t-il une différence entre tension artérielle et pression artérielle ?
Et l’hypertension dans tout ça ?

La pression et la tension artérielle sont une même et unique chose, à savoir la pression exercée par le sang sur la paroi des artères. Toutefois, la « pression artérielle » est le terme employé par les médecins. La population générale, quant à elle, emploie souvent l’expression “avoir trop de tension” pour parler d’hypertension. Pour faciliter la compréhension, lors de la lecture des articles contenus sur ce site, la pression artérielle (qu’elle soit trop élevée ou normale) sera désignée par le terme « tension ».

Quand mon médecin me prend la tension, il annonce deux chiffres, par exemple 13-8. À quoi correspondent-ils ?

Ces chiffres correspondent aux 2 valeurs de la pression artérielle mesurées en centimètres de mercure (ils sont parfois exprimés en millimètres de mercure, par exemple 130-80). Le premier chiffre mesuré correspond à la pression exercée sur la paroi des artères lors d’un battement cardiaque (c’est la pression systolique), c’est-à-dire au moment où le cœur propulse le sang qu’il contient. La seconde est la pression exercée entre deux battements (c’est la pression diastolique), c’est-à-dire lorsque le cœur se remplit de sang qu’il éjectera au battement suivant en se contractant à nouveau. On peut comparer le cœur à une pompe qui se remplit et se vide dans les tuyaux, environ 80 000 à 100 000 fois par jour !

La tension artérielle a-t-elle un lien avec la « tension nerveuse » ?

La tension artérielle et la « tension nerveuse » (le fait de se sentir « sous tension » en langage courant) sont deux notions très différentes qui n’ont pas vraiment de rapport. La « tension nerveuse », le stress et l’angoisse, ne créent pas forcément une hypertension artérielle. Toutefois, il est vrai que la tension artérielle peut grimper (qu’on soit ou non hypertendu) lors d’émotions pendant un moment d’angoisse ou d’anxiété. Pour être interprétable, la mesure de la tension artérielle doit toujours être réalisée dans de bonnes conditions : au repos et au calme.